La Transgascogne réussit son baptême : une première édition qui donne déjà rendez-vous en 2028

Traverser le golfe de Gascogne, relier La Rochelle à Gijón, vivre plusieurs jours en mer, partager une escale conviviale avant de reprendre le large… La première édition de la Transgascogne a tenu toutes ses promesses. Organisée par La Rochelle Nautique, cette nouvelle course au large a séduit les équipages autant par son niveau sportif que par son atmosphère chaleureuse.

Pendant une semaine, les concurrents ont vécu une véritable course au large, mêlant stratégie, météo, endurance et convivialité. Une aventure qui a séduit aussi bien les navigateurs amateurs que les professionnels, au point que beaucoup parlent déjà de la prochaine édition, prévue en 2028.

Bateau en course

Une traversée riche en situations de course

Le parcours de la Transgascogne n’a laissé aucun répit aux équipages. Vent portant à l’aller, passages sans vent, brouillard à l’approche des côtes espagnoles, longues phases tactiques au retour… les concurrents ont rencontré toute la diversité des conditions qu’offre le golfe de Gascogne.

En solitaire, Jacques Rigalleau s’impose sur Javas, devant Mirabelle de Daniels Bertrand et Kurun de Patrick Paul.

« Cette première édition de la Transgascogne a beaucoup d’intérêt. Elle permet de passer deux à trois jours en mer avec normalement des conditions météo favorables à cette période estivale. (…) Sur le plan sportif, ce parcours propose de nombreuses situations météo différentes, avec une arrivée à Gijón particulièrement intéressante grâce au relief de la côte. »

En double, Mispik7 de Benoit Fagart et Yann Dubé remporte sa catégorie devant Mécanique Expertises et E-Ma.


Au classement en équipage, la victoire revient à ALE, emmené par Paolo, Matteo et Francesco Mangione. Poulico, de François Lamaignère et son équipage, prend la deuxième place, tandis que Hakuna Matata complète le podium après une course particulièrement disputée.

Pour Romen Richard, navigateur professionnel embarqué sur Poulico, le niveau sportif était au rendez-vous :

« Le format de ce parcours La Rochelle-Gijón est un grand succès ! Naviguer sur Poulico aux côtés de son propriétaire François Lamanière m’a rappelé à quel point le niveau des amateurs en IRC est relevé. En tant que navigateur professionnel, j’ai trouvé le challenge sportif très stimulant : malgré un golfe de Gascogne d’un calme plat inédit sur la deuxième étape, la course s’est avérée extrêmement stratégique. C’est de la vraie course au large où il ne fallait absolument rien lâcher. »

Plus qu’une course : une véritable aventure

Si les classements récompensent la performance, tous les équipages retiennent surtout l’expérience vécue.

L’équipage de Hakuna Matata raconte une traversée presque irréelle : des nuits étoilées sous spi, une baignade au milieu du golfe pendant une pétole, des arrivées dans le brouillard, des moments improvisés entre équipages à Gijón et une ambiance qui rappelle que la course au large est aussi une aventure humaine.

« Les conditions étaient aussi bonnes qu’on pouvait l’espérer. Nous avons même partagé une bière et une baignade au milieu du golfe, une situation que je n’aurais jamais imaginée pendant une course ! »

Cette escale espagnole constitue d’ailleurs l’une des grandes forces du format. Contrairement à de nombreuses épreuves où les équipages repartent presque aussitôt arrivés, la Transgascogne laisse le temps de découvrir Gijón, d’échanger entre marins et de profiter pleinement de l’expérience.

Comme le résume Romen Richard :

« Ce parcours offre une véritable dimension « voyage » qui fait souvent défaut sur d’autres épreuves. Avoir le temps de découvrir Gijón est un vrai luxe. »

Les souvenirs ne se limitent pas à la navigation. À bord de E-Ma, Olivier Grassi évoque notamment une rencontre exceptionnelle avec un groupe de dauphins de Risso, un moment rare venu rappeler que le golfe de Gascogne réserve aussi de magnifiques surprises.

Une organisation unanimement saluée

Si les performances sportives étaient au rendez-vous, les concurrents retiennent également l’accueil réservé par les bénévoles et l’équipe d’organisation.

À chaque arrivée d’étape, les équipages ont été accueillis sur les pontons, parfois au cœur de la nuit, avec une boisson fraîche, le sourire… et la satisfaction d’avoir franchi la ligne.

Les briefings météo, les choix de sécurité du comité de course et l’accueil réservé aux équipages ont également été largement salués.

Jacques Rigalleau résume le sentiment général :

« L’organisation est vraiment bien avec des personnes très impliquées. Le comité de course est de grande qualité avec des briefings météo au top. J’ai particulièrement apprécié l’accueil à Gijón avec la petite bière sur le ponton. »

Même enthousiasme du côté de Hakuna Matata, accueilli au cœur de la nuit après son arrivée :

« Le comité de course a pris d’excellentes décisions tout au long de l’épreuve. À trois heures du matin, quelqu’un nous attendait encore après la ligne d’arrivée pour nous accompagner jusqu’à notre place avec une bière à la main. »

Romen Richard le souligne lui aussi :

« un grand bravo à La Rochelle Nautique pour l’organisation irréprochable, la convivialité, et cet accueil si chaleureux aux arrivées d’étapes. »

Autant de détails qui font toute la différence sur une course au large et qui participent pleinement à l’identité de la Transgascogne.

Une course qui rayonne des deux côtés du golfe

Le succès de cette première édition ne s’est pas arrêté aux pontons.

À Gijón, l’arrivée de la flotte a suscité l’intérêt de la presse locale. Le quotidien espagnol La Nueva España a consacré un article à l’épreuve et à sa remise des prix, mettant en avant les vainqueurs ainsi que cette nouvelle liaison nautique entre La Rochelle et les Asturies.

Une couverture médiatique qui confirme la vocation internationale de la Transgascogne et renforce les liens entre les deux ports.

Rendez-vous en 2028

Créer une nouvelle course au large est toujours un défi. Cette première édition démontre pourtant que la recette fonctionne : un parcours exigeant mais accessible, une escale qui fait partie intégrante de l’aventure, une organisation saluée par tous les concurrents et une ambiance conviviale qui perdure bien après les classements.

La prochaine Transgascogne aura lieu en 2028. Que vous soyez amateur de course au large, solitaire ou équipage, si vous cherchez une épreuve où la performance sportive se conjugue avec le plaisir du large et la convivialité, cette course mérite assurément une place dans votre calendrier !